Lorsqu’on parle d’escalade, on a tendance Ă  faire un raccourci vers l’escalade en voie mais il existe en rĂ©alitĂ© de nombreux types d’escalade !

L’escalade libre : dĂ©finition

Contrairement Ă  l’escalade artificielle, l’escalade libre consiste Ă  progresser sur une paroi sans s’aider de matĂ©riel mais en utilisant que ses capacitĂ© physiques. Il faut donc atteindre le sommet en n’utilisant que les prises du rocher. On parle plus souvent « d’escalade Ă  mains nues ».

C’est la forme la plus courante d’escalade. Si un jour vous entendez le mot « escalade » sans davantage de prĂ©cision, il s’agit sĂ»rement d’escalade libre ! Mais derriĂšre cette expression toute simple, vous dĂ©couvrirez qu’il existe en rĂ©alitĂ© de nombreux types d’escalade.

Principaux types d'escalade - Chris Sharma
Chris Sharma, un pilier de l’escalade libre

4 principaux types d’escalade libre

#1 La voie

L’escalade sportive (voie classique)

Commençons par les basiques ! L’escalade sportive se pratique Ă  l’extĂ©rieur mais aussi en salle. À moins d’ĂȘtre assurĂ© par un enrouleur automatique comme en escalade de vitesse, il faut ĂȘtre en binĂŽme : un grimpeur et un assureur. La paroi Ă  gravir est toujours Ă©quipĂ©e d’élĂ©ments d’assurage et est Ă  parcourir d’un coup. Une fois arrivĂ© en haut, on atteint un relais : c’est un double anneau mĂ©tallique qui permet d’attacher la corde en rappel et de redescendre en toute tranquillitĂ©.

Cette discipline se dispute aux Jeux Olympiques sous le nom d’escalade de « difficultĂ© ». Le grimpeur progresse sur un mur d’environ 15 mĂštres en s’assurant en tĂȘte. Son objectif ? Aller le plus haut possible !

La grande voie

Il s’agit d’une dĂ©clinaison de la voie dite classique. Ici, l’ascension est divisĂ©e en plusieurs Ă©tapes, appelĂ©es « relais ». Lorsque le grimpeur arrive au bout d’un relais, il peut se reposer avant d’attaquer le suivant. Il n’est pas rare qu’en grande voie l’ascension dure plusieurs jours. Les grimpeurs dorment alors sur des portaledges, qui sont une sorte de lit/tente vertical accrochables qui se dĂ©ploient contre la paroi.

#2 Le bloc

Le bloc classique

Il s’agit de la forme la plus technique de l’escalade. L’effort est court mais intense. Le bloc se pratique en salle ou sur des rochers. Le grimpeur monte sans baudrier et est protĂ©gĂ© par un tapis de rĂ©ception – crashpad en cas de chute. N’Ă©tant pas assurĂ©, on monte rarement au delĂ  de 5 mĂštres. Ce type d’escalade se pratique seul.
Le bloc reprĂ©sente la seconde discipline d’escalade aux Jeux Olympiques.

Le psychobloc

Le psychobloc est une dĂ©clinaison du bloc qui se pratique en extĂ©rieur, sur des falaises, au dessus de l’eau. L’eau rĂ©duisant le risque de blessure grave en cas de chute, les grimpeurs montent gĂ©nĂ©ralement plus haut. La France, l’Espagne et la ThaĂŻlande sont rĂ©putĂ©s pour leurs spots de psychobloc.

#3 L’escalade en solo

Le solo avec auto-assurage

L’escalade en solo avec auto-assurage se pratique seul. Le grimpeur progresse sur la voie en s’assurant lui-mĂȘme. Cette maniĂšre de grimper fait appel Ă  des techniques complexes d’assurage en tĂȘte ou bien sur corde tendue depuis le haut de la voie. Les grimpeurs solo utilisent du matĂ©riel d’assurage spĂ©cifique, comme des dispositifs mĂ©caniques de blocage ou anti-chute, des absorbeurs de chocs, des cordes statiques, et bien d’autres.

Le solo intégral (free solo)

L’escalade en solo intĂ©gral, est parmi tous les types d’escalade, de loin la plus folle et dangereuse des pratiques. Le grimpeur est seul, sans protection ni assurage. Il se retrouve seul face Ă  la paroi frĂŽlant la mort Ă  chaque seconde. On ne pourra jamais comprendre ce qui pousse les grimpeurs Ă  faire ceci, ainsi que le sentiment de libertĂ© que cela peut procurer.

Le gĂ©ant de la discipline s’appelle Alex Honnold. Je vous recommande d’ailleurs l’excellent film « Free solo » prĂ©sentant le projet le plus fou de cet athlĂšte. Si vous voulez en savoir plus ou cherchez une idĂ©e de film d’escalade, je vous conseille cet article prĂ©sentant les coups de cƓur de l’Ă©quipe Climb Camp !

#4 L’escalade de vitesse

L’objectif est simple : 2 grimpeurs s’affrontent pour gravir un mur de 15 mĂštres (il existe aussi une variante de 10m) le plus rapidement possible. Pour arrĂȘter le chronomĂštre, on appuie sur un buzzer au sommet de la voie. La structure de la voie de vitesse a la particularitĂ© d’ĂȘtre toujours identique. Il s’agit des mĂȘmes prises, au mĂȘme endroit, avec la mĂȘme inclinaison de mur.

C’est la derniĂšre discipline enregistrĂ©e Ă  la FĂ©dĂ©ration Internationale d’Escalade. En 2016, le ComitĂ© International Olympique a acceptĂ© l’escalade de vitesse en tant que discipline aux Jeux Olympiques de Tokyo de 2020. Ce type d’escalade est trĂšs apprĂ©ciĂ© du public qui la trouve particuliĂšrement spectaculaire. Les meilleurs temps pour gravir le mur sont aux alentours de 5.5 secondes !

[Coup de coeur #1] PACK RÉSISTANCE

« J'aimerais bien gagner en résistance et puissance dans les avant-bras, poignets et doigts... »

đŸ’Ș Dans notre quĂȘte des cotations supĂ©rieures, on se confronte forcĂ©ment Ă  des prises de plus en plus petites et de plus en plus difficiles Ă  tenir. Pour y parvenir, il suffit de s’entraĂźner et cibler les bons muscles en utilisant des outils adaptĂ©s.

💬 Le pack rĂ©sistance que nous vous recommandons est idĂ©al pour les grimpeurs qui souhaitent progresser en dehors des parois. Il va vous permettre de dĂ©velopper considĂ©rablement les muscles de vos avants-bras, votre poigne, ainsi que vos doigts en effectuant des mouvements d’ouverture et de fermeture.